24 octobre 2012

Fin des Vendanges

et oui,
les vendanges sont terminées.
la dernière étape viticole et le commencement d'une autre histoire pour chaque millésime.
alors, bien qu'il soit encore beaucoup trop tôt pour s'exprimer sur le millésime 2012, nous pouvons déjà dresser un premier bilan.
2012 a été un millésime de contraste météorologique.
Sec et chaud en avril mai et début juin, l'année s'avérait précoce, et le potentiel quantitatif plutôt faible car la floraison a été rendu difficile par la sécheresse printanière.
Jusque mi-juillet, une période humide a été favorable à un bon développement des baies, ce qui est toujours une bonne nouvelle. Une très petite baie mûrit toujours moins bien qu'une baie moyenne à grosse. Cet aspect positif ne masque pas que la plus grande vigilance était de mise pour protéger la vigne des maladies durant cette période. Le suivi météo et une aération importante de la zone des grappes grâce à des effeuillages ciblés étaient primordiaux, et c'est sans doute sur ces deux à trois semaines que se seront créés les plus grandes différences qualitatives entre les propriétés viticoles alsaciennes cette année.
Heureusement, le temps s'est remis au beau pour la phase de maturation et jusqu'à fin septembre.
Et comme tout un chacun l'a constaté, la période de vendange a été perturbée par des pluies, jamais très importantes, mais régulières, tous les 2 à 3 jours, qui ont maintenu un climat humide durant près de 2 semaines.
Et là encore, des contrastes se sont créés, du nord au sud du vignoble alsacien.
    - Entre ceux qui ont fait le choix de vendanger en légère sous-maturité, et qui ont récolté en bonne partie avant les pluies. Choix de sécurité vis-à-vis de l'état sanitaire des raisins, mais choix qui a des conséquences fortes en cave, où il faut faire avec des arômes verts. Un choix que nous avons toujours refusé.
    - Ceux qui ont fait le choix d'accélérer la récolte avec l'arrivée des pluies. Il s'agit souvent d'un choix forcé, lorsque la nature des sols ne permet pas d'attendre, c'est-à-dire sur des sols légers où la vigne va immédiatement pomper l'eau et où le raisin pourrit très rapidement ou sur des sols très lourds, où la pluie rend les parcelles impraticables.
    - Ceux qui ont pratiqué la vendange à la carte. C'est un slalom permanent entre les jours de pluie, les jours de beau temps, les températures matinales et l'heure de disparition de la rosée. C'est l'itinéraire qui réclame le plus de suspense, qui tient toutes les équipes dans un état d'incertitude et d'alerte permanent. Ce n'est donc pas le plus confortable. Mais qui a dit qu'un bon vin est issu d'une récolte cool ? Certains journalistes ont donc déjà écrit ce qu'ils écrivent à chaque fois qu'une année comme celle-ci se présente : 2012 est un " millésime de vigneron".
Bonne nouvelle !

Libellés :

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

Abonnement Publier les commentaires [Atom]

<< Accueil